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Les violences n'épargnent personne et ont de graves conséquences sur la santé.

Victime ou témoin

Elles ont de graves conséquences sur la santé physique et psychique. Des soins médicaux et psychologiques spécialisés permettent de relier les effets du psychotraumatisme aux violences, de les comprendre, de les contrôler et d'y échapper.

Muriel Salmona,

psychiatre spécialisée en psychotraumatologie et victimologie, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie 

Les conséquences

sur la santé

Santé physique

En plus des blessures et des traces de coups que l’on peut avoir, on risque de ressentir:

  • une très grande fatigue,
  • des maux de tête, de dos,
  • de ventre, des nausées,
  • des vomissements, 
  • des troubles alimentaires (anorexie, boulimie),
  • des tremblements, des palpitations,
  • des pulsions suicidaires, ...

Plus tard, peuvent apparaitre des maladies comme: 

  • l’hypertension artérielle,
  • le diabète,
  • des maladies cardiaques, ...

Santé psychique

On peut ressentir différents troubles comme:

  • la dépression,
  • des crises d’angoisse,
  • un mal-être, des insomnies,
  • un sentiment d’abandon, 
  • le manque de confiance en soi,
  • des pertes de mémoire,
  • des difficultés de concentration, ...

Statistiques

Les conséquences sur la santé des victimes

Impact des violences sexuelles de l'enfance à l'âge adulte

 Source : Enquête nationale auprès des victimes  « Impact et prise en charge des violences sexuelles » mars 2015 - Association Mémoire Traumatique et Victimologie.

 

58% des répondantes

déclarent avoir souffert de douleurs chroniques suite aux violences.

 

45% victimes

rapportent souffrir de pathologies somatiques. (douleurs chroniques, fibromyalgie, pathologies de l’appareil uro-génital, dysfonctionnements thyroïdiens, colopathies fonctionnelles, cancers, maladies autoimmunes, etc.)

 

95% des répondantes

considèrent que les violences ont eu un réel impact sur leur santé mentale.

Documentation

 

Mémoire traumatique de l'enfant à l'âge adulte violences sexuelles.

Clermont-Ferrand le 29 novembre 2017

Certaines difficultés ou attitudes s'expliquent et sont les conséquences habituelles des violences

 

 

Les mécanismes du psychotraumatisme

Le corps est là mais la pensée est ailleurs

Certaines difficultés ou attitudes s'expliquent et sont les conséquences habituelles des violences. Elles viennent de réactions du cerveau permettant de survivre aux violences et peuvent être soignées. Ces problèmes sont les conséquences normales de situations anormales. Sous l’effet de la douleur, de la peur, de l’incompréhension, parce qu’on ne peut pas s’enfuir, le cerveau se bloque.Il est comme paralysé, on appelle ça la sidération, ça nous empêche souvent de réagir. On est envahi alors par un état de stress extrême que le cerveau ne peut plus contrôler. Ce stress est dangereux pour le cœur et les neurones, et pour les protéger le cerveau « disjoncte » en fabriquant des drogues naturelles pour éteindre le stress, comme dans un circuit électrique en survoltage. Pour disjoncter, il fabrique des drogues naturelles qui anesthésient. On se «dissocie», on se divise intérieurement, ça permet d’avoir moins mal. On peut avoir l’impression d’être sorti son corps; on peut ne plus sentir son corps alors qu’on voit tout; on peut être paralysé; on peut croire que ce n’est pas réel; on peut rire bizarrement alors qu’on a mal et qu’on a peur ...

La mémoire traumatique

On a l’impression que cela vient de se passer 

Mais cette dissociation empêche que le

cerveau stocke correctement ce qui s’est passé dans son «disque dur» pour le mémoriser normalement. Les souvenirs aussi sont en morceaux. Elle est une conséquence psychotraumatique des violences les plus graves se traduisant par des réminiscences intrusives qui envahissent totalement la conscience (flashback, illusions sensorielles, cauchemars) et qui font revivre à l’identique tout ou partie du traumatisme, avec la même détresse, la même terreur et les mêmes réactions physiologiques, somatiques et psychologiques que celles vécues lors des violences. Ces souvenirs, à cause de la disjonction, sont différents des autres, ils restent bloqués dans une zone du cerveau, même quand la violence est ancienne. On a l’impression que cela vient de se passer ou même que c’est encore en train de se passer, lors de flash-backs, de cauchemars, de crises de panique.

 

Ces souvenirs refont surface dès qu’il se passe quelque chose qui nous rappelle les violences : un geste, un mot, une musique, une odeur, un endroit, ...

Cette « mémoire traumatique » réveille à chaque fois les mêmes sensations, la même peur, la même panique, les mêmes douleurs, les mêmes odeurs, les mêmes bruits, les mêmes injures et les phrases assassines entendues.

Les conduites dissociantes anesthésiantes

On fait ces choses inconsciemment

Afin d’éviter de réveiller cette « mémoire », on évite tout ce qui peut nous rappeler les violences, on évite d’y penser, d’en parler. Si trop de choses rappellent les violences ou si elles continuent, on essaie de s’anesthésier en consommant du tabac, de l’alcool, des drogues, ou faire  « disjoncter » le cerveau exprès, pour avoir moins mal. Ce qui fait «re-disjoncter» le cerveau, ce sont ces choses que l’on fait et que l’on ne comprend pas, que les autres ne comprennent pas parce qu’elles font croire qu’on aime la douleur, le  stress et la violence. On fait des choses dangereuses, on est capable de se faire du mal, de se mettre en danger: Brûlures, scarifications, regarder des films très violents, sports extrêmes, jeux dangereux, conduites à risques sexuelles, provocations, violences...  On fait ces choses inconsciemment pour faire « re-disjoncter » le cerveau puisqu’il y a du danger. Le cerveau fabrique ses drogues et donc, on ne sent plus la peur et la douleur.

 

Malheureusement, c’est un cercle vicieux, ça «recharge» aussi la mémoire en souvenirs traumatiques. Il faudra donc disjoncter encore et encore, et souvent faire des choses de plus en plus bizarres et dangereuses pour ne rien sentir et tenter d’oublier. On peut alors croire que l’on est mauvais, fou, se sentir coupable… Alors que l’on essaie seulement de survivre et de moins souffrir. La plupart du temps, ceux qui nous entourent ne comprennent pas cette attitude et font des reproches, ou profitent de ces difficultés pour nous faire subir d’autres violences. 

En savoir plus

Mémoire traumatique.org

Resonantes.fr

Site d'information et de sensibilisation sur les violences faites aux filles et aux femmes.

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